dat nuoc

Publié le 30 Avril 2015

Semaine faste: la fête des rois Hung précède de deux jours celle de la libération, dont c'est cette année le quarantième anniversaire, et celle du travail, célébrée comme il se doit en pays communiste. Aussi les vietnamiens profitent-ils de l'aubaine... Ils sont sur les routes, et moi aussi...

Virée à Maï Chau, à une bonne centaine de kilomètres à l'ouest de Hanoï: région montagneuse, réputée pour son charme bucolique... Les Thaïs blancs, qui sont l'une de ces nombreuses minorités ethniques que compte le Vietnam (cinquante-trois, en tout), y ont élu domicile...

Pour parvenir jusque-là, il faut emprunter un minibus qui met entre trois et quatre heures pour effectuer le trajet. Bon... Arrivé à la gare routière de My Dinh, je m'avise que le minibus en question consiste en une sorte de van censé contenir une trentaine d'honnêtes citoyens (quoique de faible corpulence, à en juger par le peu d'espace laissé entre deux rangées de sièges). Jusque-là, tout va bien. Là où les choses se gâtent, c'est que les affaires sont les affaires et que le rabatteur de service, véritable virtuose de la compression s'il en est, entend bien remplir son véhicule comme d'autres gaveraient des oies: jusqu'à saturation! Les places assises sont donc promptement occupées, puis les strapontins du milieu, la moyenne étant de trois occupants pour deux places... Et tout cela, bien évidemment, sans parler des paquets de toutes sortes qui occupent le moindre interstice laissé libre. Cela étant, personne ne songerait à récriminer ou même à marquer de l'étonnement: on en a vu d'autres, ici, et, tout bien pesé, pour ce qui est de la sécurité des transports en commun, comparés aux laotiens ou aux cambodgiens, les vietnamiens restent de vrais enfants de choeur...

Ainsi va la vie! Advienne que pourra!...

Force est de reconnaître d'ailleurs que le voyage se déroule sans encombre et que, mis à part un choc à la roue arrière, encaissé avec flegme et réparé avec nonchalance, il n'y a rien à y redire, sauf à être très regardant sur le confort, certes spartiate...

Force est de reconnaître aussi que les cols ( à-pics vertigineux...) sont franchis avec hardiesse et que si le véhicule est mis à rude épreuve (la carrosserie vibre, le moteur ahane et j'en passe...), il s'en tire avec brio, et moi avec un soulagement que je m'emploierai dissimuler à mes compagnons d'infortune.

dat nuoc

Force est de reconnaître enfin, qu'en touchant au but, on est largement récompensé de ses peines: le paysage qui s'offre au regard est absolument idyllique. Le temps semble s'être arrêté sur cette vallée riante et verdoyante qu'est Maï Chau et qui, assurément, valait bien le détour...

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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