pho

Publié le 16 Octobre 2015

Petite échappée banlieusarde, ce matin.

Sans doute est-ce la douceur automnale qui règne sur Hanoï ces jours-ci qui m'a donné envie d'une partie de campagne. A moins que ce ne soit le besoin de respirer un peu d'air frais et de me soustraire, fût-ce un bref instant, à ce bouillonnement incessant dont je perçois la rumeur jour et nuit...

Toujours est-il que je me suis décidé à enfourcher ma motocyclette et à me mettre en quête de la terre promise. Il m'a d'abord fallu franchir cette ceinture d'immeubles sordides et démesurés qui poussent comme des herbes folles et qui pèsent sur la ville comme une cangue.

Bien m'en a pris. Pour peu que l'on s'éloigne un peu, on retrouve des sensations oubliées, comme celle que procure une brise légère et euphorisante, ou celle, plus rare encore, du silence de la nature...

Suis finalement parvenu à un village dont j'ignore le nom, que j'ai traversé sans me hâter, en faisant mon bonheur de ces petites vieilles enturbannées de noir, le visage couturé de rides, qui me dévisageaient sur le pas de leurs portes, l'air goguenard.

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Des ruelles quasiment désertes, sinon, comme si j'étais arrivé trop tôt, ou trop tard...

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Suis reparti comme j'étais venu: en catimini, sans troubler cette atmosphère bucolique et bon-enfant...

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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