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Publié le 23 Février 2008

Retour à Hanoï.


Cité en perpétuelle ébullition - tohu-bohu de constructions anarchiques à souhait qui poussent comme des herbes folles - population fiévreuse et grouillante, dont la principale occupation aura été d'avoir froid, ces derniers temps: "his-to-ri-que!", parait-il! Bon!...

Balade sur le pont Long Bien (cau Long Bien), hier matin. Vestige de l'époque coloniale, signé Gustave Eiffel. Chef d'oeuvre de rouille et de ferraille, désormais. Poutrelles tordues, dévorées par plus d'un siècle de climat tropical. Soubresauts métalliques - vacarme assourdissant d'un train antédiluvien et brinquebalant qui évolue péniblement en ébranlant toute la structure... Va-et-vient incessant d'une cohue motorisée, insensible aux trépidations qui secouent l'édifice - Tavvak'kalto al Allah, comme on dit fièrement en Iran (c'est moi qui conduis mais Dieu est responsable.)!... En dessous, c'est le fleuve rouge, le Song Hong: vase, roseaux et sampans.

Ah, ma théière est toujours là! Cette théière-là, elle ne m'a jamais quitté, je la retrouve toujours exactement à la même place, sur son balcon, au milieu des plantes et des cordes à linge. C'est une théière toute simple, en fer blanc, légèrement cabossée, presque insignifiante. Mais j'ai mes rites à moi, bien particuliers; et ça, voyez-vous, c'est ma théière: présence discrète, rassurante et amicale.

Plus loin, les avenues sont pavoisées - drapeaux, fanions et banderoles. Grandes affiches de propagande: style néo-soviétique de rigueur - visages radieux et tendus, résolument tournés vers des lendemains qui chantent...

 

 

 

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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