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Publié le 3 Novembre 2008

Inondations.


Ca a commencé par des pluies diluviennes qui se sont abattues lourdement sur la ville, toute la nuit durant. Et puis, sans crier gare, les lacs, les rivières, les arroyos qui se sont mis à déborder: rues submergées - habitations dévastées - population prise au piège...

Me suis trouvé moi-même au beau milieu de ce chaos, de l'eau jusqu'à la ceinture, essayant d'avancer à tâtons, vaille que vaille, perdant pied à certains endroits. Vu des scènes absolument rocambolesques, tout autour de moi: motos presque totalement englouties, que leurs propriétaires s'échinaient en vain à faire démarrer - véhicules à la dérive, le plus souvent abandonnés - embarcations de fortune... Rez-de-chaussées naufragés, sous le regard impavide de leurs occupants. Foule incrédule, partagée entre désarroi et hébétude.

Aucun signe d'affolement, par contre, pas de sauve-qui-peut ou de panique générale. Calme et résignation.

Croisé des collégiens qui n'avaient d'ailleurs rien trouvé de plus à propos que d'improviser une course de natation, histoire sans doute de profiter de l'aubaine. Aperçu aussi une voiture à moitié immergée dont le chauffeur avait résolument pris le parti de faire la sieste, affalé sur le siège avant: puisqu'il était écrit qu'il ne pouvait plus avancer, autant prendre du bon temps.

Parfois, des bus passaient à marche forcée, en provoquant de ces lames de fond extrêmement violentes qui balayent tout sur leur passage.

Rentré très tard, ce jour-là, non sans peine, en tâchant de reprendre mes esprits.

 

 

 

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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