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Publié le 27 Décembre 2008

Le soir. Me suis encore aventuré le long d'un de ces chemins terreux, bordé de murs de briques et de palissades de bambou tressé, hérissé de longues perches au bout desquelles d'improbables antennes de télévision tissent leur réseau.


Me suis un peu attardé dans tout ce dédale de venelles, toutes plus enfumées les unes que les autres à cette heure où les ménagères préparent leur pitance, accroupies sur le pas de leurs portes. Transistors poussifs - glapissements - chamailleries - grésillements de toutes sortes - odeurs vigoureuses... Tout ça, avec une sorte de frivolité bienheureuse, qu'accentuait la nuit naissante: lune safran - horizon troublé de vapeurs - néons multicolores au loin...

Rien n'est plus proche du ciel que certaines de ces vieilles bicoques poisseuses et délabrées, ouvertes à tous les vents, dans la lumière grise de leurs bat-flancs usés.

 

 

 

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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