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Publié le 16 Janvier 2009

Petite virée matinale dans un de ces quartiers d'habitat collectif qui participent au charme de Hanoï, et qui sont l'oeuvre d'une armada d'entrepreneurs cubains, depêchés ici au début des années quatre-vingt pour contribuer, avec toute la maestria qu'on leur connaît, au développement urbain: solidarité entre pays frère oblige. Le soleil aidant, on pourrait presque se croire en pays napolitain. Bâtisses jaune ocre, aux contours plutôt approximatifs, qui se désagrègent avec nonchalance sous le lichen et les herbes folles. Cages d'escaliers qui s'élancent de guingois - galeries effritées - bouches d'aération aux formes plus ou moins tarabiscotées - fenêtres et portes qui jouent - balcons en saillie, aux allures de cages à oiseaux... En tout cas, ce n'est pas le souci de géométrie qui prédomine; on dirait volontiers que tout cela a été tracé par une main malhabile, ignorant superbement la règle et l'équerre.

 

 

Et comme il se doit, la promiscuité est de mise. L'Asie éternelle a d'ailleurs eu tôt fait de reprendre ses droits: cordes à linge - plantes en pot à foison - théières, graillon et épluchures...



 

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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