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Publié le 31 Janvier 2010

Hier après-midi. Passé à proximité d'une petite combe herbue d'où l'on entendait monter les glapissements nasillards d'une querelle de bonnes femmes. En poussant un peu plus loin, me suis retrouvé au pied d'une église menaçant ruine. Juste en face, deux ou trois jouvencelles, légères et court vêtues, suggéraient au passant d'aller faire oraison: un moment d'oubli à défaut de vie éternelle... Un raccourci en vaut bien un autre, il est vrai, mais celui-ci devait se monnayer au prix fort... Et comme pour couronner le tout, les haut-parleurs du quartier se sont mis à diffuser ce qui devait être un chant révolutionnaire, me suis surpris à penser que les missionnaires qui avaient si bravement entrepris d'évangéliser ces contrées avaient au moins réussi à ramener Jésus chez les publicains.

Rentré à la nuit tombée en me faufilant tant bien que mal entre quelques-unes de ces impérieuses maraîchères qui, pour peu qu'elles circulent à bicyclette, s'entendent si bien à agrémenter leur savoir-faire d'une multitude de prodiges funambulesques que l'on passe insensiblement d'un "tiens donc!" à un "ah oui, tiens!...".

 

 


Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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