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Publié le 3 Janvier 2011

Ici, les habitations sont largement ouvertes au tout venant et tant qu'à se donner en vitrine, pas question de dissimuler quoi que ce soit. Et si par-dessus le marché, on s'est un tant soit peu enrichi, on ne recule devant rien lorsqu'il s'agit de faire étalage de son bien-être. Au contraire, on s'offre toutes les audaces! Et ces maisonnées de nantis d'exhiber fièrement toute leur camelote: collections de tableaux hideux et kitschs aux murs - téléviseurs dernier cri - systèmes d'éclairage up to date - bibelots d'un goût plus que douteux - meubles architarabiscotés et taillés dans un teck si dur que même les termites, qui ne se refusent pourtant pas grand chose sous ces latitudes, ont en fait leur deuil depuis belle lurette...

 

Et puis, en tournant le coin de la rue, on peut tout aussi bien se trouver nez à nez avec avec un groupe de travailleurs journaliers. Ils se tiennent là, dans l'espoir d'une hypothétique embauche, le regard morne, battant le pavé pour tromper leur lassitude et n'ayant, bien souvent, que leur pauvre courage à revendre.

 

Passons...

 

 

 

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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