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Publié le 3 Janvier 2011

A force d'écumer les ruelles de la ville à la recherche d'images, de sensations et d'odeurs, on pourrait être tenté de croire qu'on a fait le tour de la question et qu'il n'y a plus rien d'étonnant à en attendre. Pas ici où il y a toujours quelque chose pour prendre l'heureux musard au dépourvu et où tout devient poésie, le temps d'un regard.

 

Pas plus tard qu'hier matin, par exemple. Pris un chemin cerné de hangards délabrés qui, à première vue, avait pourtant de quoi inspirer quelques réserves. En continuant un peu, suis tombé sur un petit cimetière à l'abandon dans lequel un vieux clopinard semblait avoir élu domicile: squelette distingué et édenté, à la peau grisâtre et aux yeux mi-clos, coiffé d'un galurin crasseux et fumant paisiblement tandis qu'à ses pieds, un oiseau en cage (comment avait-il atterri là?) faisait ses vocalises.

 

 

 

Rédigé par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe

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